Coming soon…

January 20, 2012

La version française se trouve ici : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2012/01/20/problematique-linguistique-le-choix-final/

Informations about the project here.

Post-production work is making big steps, with long hours and days of editing, writing and thinking.

The Tower of Babel

I made the final choice concerning the language. As most of the recordings in Athens were in english, I am first editing an english cut of the whole work. It will first be released in english, and simultaneously as an internet video with french subtitles to read. I hope to get greek and german subtitles as well as soon as possible, and if I get some help, some other languages as well.

Release date

At a first sight, there will be three episodes of 45 minutes about the situation in Greece.

The first episode will be released in english in the middle of february, and the other episodes will then follow every three week, hoping to keep the rhythm until the end…

So see you on February the 15th!

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Après Athènes (et quelques liens pour suivre ce qu’il s’y passe)

January 3, 2012

For the english version, see here : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2012/01/03/back-from-athens-and-some-links-to-follow-whats-going-on-there/

Informations sur le projet à  trouver ici.

Après trois semaines très intenses à Athènes, me voici de retour chez moi après des fêtes de fin d’année entre famille et amis, en Allemagne. Le contraste est étrange. La situation vécue à Athènes est tellement inédite qu’il est difficile d’en rendre compte à des gens vivant en dehors de ce contexte. J’ai eu la désagréable impression d’incommoder pas mal de monde en cherchant à rapporter ce que j’ai vu lors de mon voyage : on a plusieurs fois réagi comme si je déballais des drames sur la famine en Afrique ou le travail des enfants au Pakistan à un moment inopportun. On essaie de rapidement changer de sujet. Mais c’est peut être bien ce qui est en train de se passer : le drame social qui se déroule s’éloigne de la réalité des gens bien portants (financièrement), tant qu’ils le sont encore. C’est tout à fait compréhensible : qui voudrait gâcher sa vie en se préoccupant trop en avance d’une catastrophe potentielle, mais pas certaine? Mais de mon point de vue, un changement notable est que l’appartenance à l’ensemble « union (monétaire) européenne » n’est plus synonyme de destin commun, comme ce fut le cas lors de ma vie étudiante en plein dans la « génération Erasmus ». Les sociétés qui font le plongeon de l’austérité sont observées d’un regard très lointain par celles qui sont encore du bon côté du précipice.

Mais si j’ai eu la désagréable impression d’être un trouble fête lors de mon retour, j’ai au moins acquis la conviction que ce travail pourra servir à quelque chose, au vu des regards abasourdis et incrédules des personnes qui m’ont laissé le temps de leur raconter quelques détails de ce que j’ai vu et entendu. Entendre ceci raconté directement de la bouche de ceux qui le vivent pourra difficilement laisser indifférent.

C’est exactement ce qu’il s’est passé au cours de l’année passée en Grèce. Tout le monde vous le dira là bas : il y a un an jour pour jour, on vivait encore dans le déni collectif de ce qui était en train d’arriver. Austérité, réduction du niveau de vie, menace d’une dégradation rapide de la société : tout était encore abstrait en Décembre 2010. Les statistiques montraient déjà l’évolution des choses, mais pour la majorité de la population, c’était encore dans des piles de journaux et de rapports que cette réalité se cachait, ou derrière l’écho lointain de personnes ayant déjà perdu leur emploi. Puis, au fil de l’année 2011, les menaces ce sont rapprochées du quotidien : ce sont des parents qui ne pouvaient plus payer leur loyer, des amis ayant perdu le tiers ou la moitié de leur salaire, un(e) conjoint(e) n’ayant pas été payé depuis six mois, un café apprécié ou la boulangerie du coin qui a fermé, des amis qui n’ont plus de chauffage dans leur immeuble, la voisine qui déménage à la campagne… Toute personne vivant en Grèce entend toutes ces histoires de première main. Chacun est menacé, tout le monde vit ces changements dans sa propre vie.

Et cela change complètement le regard sur les événements ayant lieu. Le mode de vie, les modèles de pensée, la confiance accordée à l’information classique, les idées établies, les plans de vie : tout vacille très vite. On parle en Grèce de « désillusionnement » généralisé. Le monde connu auparavant fait partie du passé, et les derniers espoirs d’un retour « à la normale » se sont évanouis les derniers mois. Et la nécessité de démarrer quelques chose de radicalement neuf très prochainement est maintenant une évidence pour une majorité.

En moins d’un an, on est passé de l’autre côté du miroir. En France ou en Allemagne, on perçoit cette étrange réalité depuis notre ancien univers bien connu. Comme c’était le cas en Grèce en 2009 ou en 2010. Et créer un lien tangible entre les deux univers n’est pas évident.

Les liens

Pour ceux qui souhaitent déjà plonger dans la situation à Athènes, avant le début de la série radiophonique à la fin Janvier, je recommande fortement la lecture de ces trois blogs rendant compte très régulièrement de la situation depuis l’intérieur :

greek crisis now, en français : http://greekcrisisnow.blogspot.com/

Okeanews, en français : http://www.okeanews.fr/

Keep Talking Greece, en anglais : http://www.keeptalkinggreece.com/

Ainsi que la correspondante du journal anglais « The Guardian » à Athènes, qui publie de temps à autres des articles très complets sur les conséquences de la crise pour les populations : http://www.guardian.co.uk/profile/helenasmith

Bonnes lectures, et à bientôt.

Back from Athens (and some links to follow what’s going on there)

January 3, 2012

La version française se trouve ici : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2012/01/03/apres-athenes-et-quelques-liens-pour-suivre-ce-quil-sy-passe/

Informations about the project here.

——–

After three very intense weeks in Athens, I am back home after a christmas holiday with friends and family in Germany. The contrast is weird. The situation in Athens is so unknown to our society that it is difficult to relate it to people living outside Greece and not experiencing it themselves. I had the strange feeling of putting people in an uneasy mood when trying to tell them about what is going on in Greece : the reaction was sometimes as if I was talking about starvation in Africa or child-labour in Pakistan at an inappropriate moment. People try to change subject instead of getting curious. But this is maybe exactly what is happening : the social drama unfolding is taken at a good distance by people still living normally. One can easily understand this : who would like to waste its own life by getting concerned too early about a potential catastrophe, but not certain ? But for me, the biggest change is that belonging to « european (monetary) union » doesn’t mean a common destiny anymore, as it used to be the case in my « Erasmus generation » student life. Societies taking the dive into austerity are looked from a very distant point of view by the ones still on the good side of the cliff.

Maybe I had the feeling of being a party spoiler at my come back, but at least I got convinced that this radio work can really bring something, after seeing the dazed looks of the people who let me tell them a little bit of what I saw and heard in Athens. Listening to those stories told directly from the mouth of those living this will not let someone indifferent.

And it is actually exactly what happened this year inside of Greece. Everyone will tell you this there : one year ago, the same day, people still lived in collective denial of what was coming. Austerity, decrease of living standards, threats of big damages to the society : all this was still abstract in December 2010. Statistics were already showing a trend, but for the majority of the population, this situation was still hiding in a pile of newspapers and reports, or by the far echoe of people who had already lost their job. Then, along the year of 2011, threats came closer to everyday life : it was parents who couldn’t pay the rent anymore, friends who lost one third or half of their salary, a husband or a wife who hasn’t been paid in the last six months, an appreciated café or the next door baker that closed from one day to the other, friends who have not heating in their building anymore, the neighbor moving out to the countryside… Every person living in Greece hears those stories from first hand all the time. Everyone is threatened and experiencing those changes in its own life.

And this completely changes the point of view on the events unfolding. Living styles, ways of thinking, trust in the media, life plans : everything falters more and more. In Greece, it is talked about “mass disillusionnement”. The former world now belongs for good to the past, and the last hopes of coming back to the “normal” have faded the last months. And the necessity to begin something new very soon is now an evidence to a majority.

In less than a year, the passage through the mirror happened. In France or Germany, this strange reality is still perceived from our old well known universe. As it was the case in Greece in 2009 or 2010. And creating a tangible link between the two universes is not easy.

The links

Waiting for the first episode of the radio documentary at the end of january, for those who would like to get more informations about the situation in Greece, I highly advise the reading of these blogs and news :

Keep Talking Greece, a greek blog in English, giving everyday informations about life in Greece and Athens. It is very interesting to see the contrast between the articles of one year ago and those of now :

http://www.keeptalkinggreece.com/

The Guardian’s correspondent in Athens writes very interesting and serious articles about the situation there. It is the only newspaper that I found that has some depth reports of the situation.

http://www.guardian.co.uk/profile/helenasmith

And for those speaking french, two blogs telling the situation from Greece in Moliere’s language :

Okeanews : http://www.okeanews.fr/

Greek Crisis Now : http://greekcrisisnow.blogspot.com/

Good readings.

L’avancée du travail

January 3, 2012

For the english version, see here : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2012/01/03/work-in-progress/

Informations sur le projet à  trouver ici.

Après mon retour le 24 Décembre des trois semaines à Athènes et une petite pause de fin d’année bien méritée, me voici prêt à commencer le travail de montage pour les premiers épisodes de la série radiophonique.

Les choses se sont très bien passées, bien que le travail fut très fatiguant, à sillonner la capitale grecque de long en large pendant dix-huit jours pour discuter avec un grand nombre de personnes et réaliser de très nombreuses heures d’enregistrement. Les choses on été claires dès les premières rencontres : beaucoup de personnes ne se sont pas faites prier pour raconter ce qu’il leur arrive, et les rendez vous d’une demi-heure ont rapidement évolué vers des échanges de deux ou trois heures. La situation est tellement dramatique en Grèce qu’on n’a plus besoin de se le rappeler l’un à l’autre. Mais qu’une oreille extérieure y prête attention était quelque chose de différent et très estimé, dans l’espoir que cette oreille puisse transmettre le témoignage aussi loin que possible. On me l’a répété plusieurs fois, et le soutien dont on m’a fait part là-bas me donne toute l’énergie nécessaire pour m’engager entièrement dans ce projet.

Et bien entendu, je remercie infiniment les gens qui m’ont si généreusement et chaleureusement accueilli ou soutenu, faisant preuve même dans des situations désespérantes d’un sens de l’accueil et de la solidarité sans pareil.

Faire de la radio multilingue…

La grosse question qui va se poser maintenant est de savoir comment travailler en fonction de la langue. J’ai mené la plupart de mes entretiens en anglais, et quelques uns en français, après avoir découvert que les langues étrangères étaient en moyenne bien mieux maîtrisées en Grèce que dans les pays latins. L’idée de faire des entretiens en grec s’est avérée un peu trop utopiste, trop difficile à organiser et trop limitée dans les possibilités de discussion.

Je vais donc sûrement commencer par faire un montage en anglais, pour ensuite l’adapter en français avec des doublages. La version française nécessitera donc une quantité assez importante d’enregistrements supplémentaires, et je crains qu’elle ne soit disponible un peu en retard par rapport à la version anglaise. J’espère qu’on ne m’en voudra pas pour ça.

Toute suggestion apportant des idées pour un travail multilingue en production radiophonique sera vivement bienvenue, les choses n’étant pas encore définitivement fixées.

La suite du programme

Me voici donc enfermé pour un peu plus d’un mois dans mon mini studio maison, à réécouter et structurer l’ensemble de mes enregistrements. J’espère vraiment arriver au bout des trois premiers épisodes de la série avant mon départ pour l’Irlande le 15 Février. Mais il y a du pain sur la planche, avec quasiment 40 heures d’enregistrements effectués!

L’autre grosse étape sera de mettre en ligne le site principal du projet, où se trouveront les épisodes du documentaire, à écouter en ligne ou à télécharger.

Si tout se passe bien, premier épisode à écouter avant le 15 février!

En attendant, je suis déjà preneur de toute aide ou information pouvant faire avancer la préparation du travail en Irlande : contacts, informations, idées…

Je donnerai plus de nouvelles au cours du mois.

À bientôt.

Work in progress

January 3, 2012

La version française se trouve ici : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2012/01/03/lavancee-du-travail/

Informations about the project here.

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After my come back from the three weeks in Athens, and a small end of the year pause, now can start the big work of editing for the first series of episodes about Greece.

Things went on really fine in Athens, although it was a quite exhausting process, running through the unknown metropole for eighteen days, having a huge lot of extremely interesting discussions and many hours of recordings. But things went clear from the beginning : a lot of people didn’t have to be convinced a long time to tell their stories, and the 30 minute appointments quickly evolved to two or three hours discussions. The situation is so dramatic in Greece that people don’t need at all to remind this one another. But that an ear from outside get interested in this is another story, in the hope that the drama will be known somewhere else, maybe nearer from where it is engineered. The support to the project was big, and now gives me the energy to go on fully in this project.

And of course, huge thanks to all the people that welcomed, hosted and supported me during the work, showing even in the biggest despair a generosity and a hosting sense with no equal.

Doing multilingual radiophony…

The biggest question now it to decide how to work out the language problem. Most of my recorded discussions were in english, and some of them in french, after discovering that foreign languages were in average at a much better level in Greece than in the latin countries. The idea to produce original greek-language interviews turned out to be too utopian to organize.

I will then most probably start with an english speaking version, followed by a french dubbed version, and with the hope to get help, offer an international version with subtitles and a video part, in greek, german, spanish and others…

Any suggestion on how to optimize a multilingual radiophonic work will be very welcome, as things are not yet completely decided.

What is in the program

So here I am now, trapped in my home studio, listening and structuring all the recordings done in Greece. I really hope to deliver the first three episodes before leaving for Ireland on the 15th of February. But the load of work is huge, with almost 40 hours of sounds to listen to!

The other big step will be to bring the main website of the project online, where one can find the radio series to listen to or to download.

If everything goes on fine, the first episode will be there before the 15th of february!

In between, I am already looking for any tip that could help in preparing the work in Ireland : contacts, informations, ideas…

More news will come during this month.

See you soon.

Les choses concrètes

December 10, 2011

For the english version, see here : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2011/12/10/coming-to-reality/

Informations sur le projet à  trouver ici.

Courtes impressions du séjour à Athènes

Me voici depuis presque une semaine à Athènes, découvrant la réalité de la situation. Au premier regard, et sans avoir de connaissances antérieures de la ville, rien ne semble bien différent d’une autre grande métropole, mises à part de petites affichettes jaune et rouge. Et ce n’est pas une surprise, la vie continue ici, bien entendu. Mais avec un arrière goût amer. C’est en discutant avec les gens, rencontrés au hasard, qu’on se rend compte de l’incroyable de la situation. Apparemment, c’est depuis l’été dernier que tout s’accélère : c’est ma plus grosse surprise, moi qui croyais que la crise progressait constamment depuis deux ans.

Les gens lâchent prise, les contestations massives du printemps se sont éteintes et chacun se préoccupe d’aider ses proches en grosses difficultés, d’ajuster sa vie aux coupes salariales, de renégocier son loyer, de remodeler son quotidien. La « dévaluation interne » conceptualisée par la « troïka » est maintenant à l’oeuvre, et à vitesse grand V. Il n’est plus trop question pour les gens d’espérer en de grands mouvements citoyens, après un an et demi de protestations ignorées par les institutions internationales et violemment réprimées par l’état grec. Le temps est venu à l’ajustement personnel, parce qu’il n’est pas possible d’envisager autre chose. L’ajustement, c’est préparer l’émigration, à la campagne ou à l’étranger selon l’âge, ou changer de mode de vie : les rues se vident, les magasins, restaurants et cafés ferment en masse, même au centre ville, on se concentre sur l’essentiel. Et l’on retombe sur le premier signe qui surprend en arrivant à Athènes : les affichettes jaune et rouge annonçant « à louer » ou « à vendre ». En quelques mois, elles ont tapissé toutes les rues et vitrines vides, de l’acropole aux petites rues calmes des banlieues éloignées où résident les classes moyennes, en passant par les quartiers populaires situés entre les deux.

C’est au cœur de ce tableau que je suis en train de collecter des témoignages de personnes trouvées un peu au hasard, racontant de «simples ajustements » de leur vie, ou de véritables drames en cours ou en devenir.

Mais la situation générale a un côté monstrueux, où tout s’accélère et personne n’arrive à y croire. C’est un nouveau monde qui se dessine et qui arrive, et les gens, pour continuer à vivre, devront faire avec. L’espoir d’avoir une chance d’influer le cours des choses à l’air de s’être évanoui, après l’étrange annulation du référendum qui avait été annoncé en Novembre dernier. Peut être est ce temporaire.

Mais en attendant, la notion d’avenir s’évanouit et celle de survie apparaît. Dans les années 30, le mot « dépression » a t-il été utilisé pour décrire l’état économique ou psychologique de la situation ? Ici il n’y a plus de doute : il s’agit de la situation économique pour ceux qui ont déjà été emporté, et de la situation psychologique pour presque tous les autres.

Coming to reality

December 10, 2011

La version française se trouve ici : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2011/12/10/les-choses-concretes/

Informations about the project here.

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Short impressions from the stay in Athens

Here I am, in Athens, almost a week already, discovering the reality of the situation. At a first sight, without knowing the city and the country before, nothing seems to be so different from another big city, except for small yellow and red stickers. And it is not a surprise, life goes on here, of course. But with a bitter taste. It is after discussing randomly with people that one discovers the incredible situation. And apparently, it is only since last summer that things are evolving quickly. It is the biggest surprise for me, I was so convinced that the situation had been on a constant pace the last two years.

People are slowly giving up, the massive demonstrations of last spring came to an end and everyone is more busy helping relatives in big difficulties, « adjusting » their lives to violent salary cuts, renegociating their rent, reshaping an everyday life that has to fit to the new standards of living. The « internal devaluation » imagined by the « troïka » is now getting real, and at a high speed. Hopes in having a weight in the decisions through massive citizen movements are fading, after one year and a half of protestations ignored by the international deciders and violently repressed by the greek state. Time has come for personal « adjustments » , as there is nothing else to imagine. Adjustment means preparing for emigration, to the countryside or abroad depending on the age, or changing the lifestyle : streets are emptying, shops, restaurants and cafés are massively closing, even in the very center where empty and trashed shops are already part of the landscape. One has to stay focused on the essential. And there it comes back to the yellow and red stickers, the first strange signal one sees coming to Athens. In a few months, these « for rent » or « for sale » stickers covered the walls, the empty shops, the bus stations and the pillars of the city, from the Acropolis to the remote small streets of calm middle class suburbs, not forgetting the lower class districts in between.

It is in the middle of this universe that I am collecting testimonials of people met by chance, telling me the « adjustments » in their own life, or true dramas unfolding or to come.

But the general situation has a monstruous aspect, where everything is accelerating in the last months, so fast that it is hard to believe it is real. A new kind of world is appearing and people, to go on living, have to do with that. The hope to be able to weigh anyhow on this evolution seem to have faded, maybe after the strange cancelation of the referendum, a few days after its announcement last November. But this event already seems so far away. Very recent surprises in polls are a sign, showing the decline of the old domination by the two ruling parties : the dynamics seem to change quickly.

But for now, the idea of a future is disappearing when the one of survival is coming. In the 30’s, the word « depression » was used. But it would be interesting to check if at that moment, the first ones to use this semantic were thinking of the economical or of the psychological aspect of the situation. Here, there is no doubt : it is the economical side for those already taken apart, and the psychological side for almost all the other.

Ce que je ne vais pas faire… / What I am not going to do…

November 28, 2011

Voici un article virulent d’une journaliste Grecque fustigeant le traitement médiatique de la crise dans son pays.

http://fr.myeurop.info/2011/11/26/crise-grecque-le-blues-du-correspondant-3937

Au moins, ça décrit très exactement ce que je ne veux PAS faire!

 

Here an article of a Greek journalist, angry about the media coverage of the crisis in her country. Only in French, but maybe understandable with google translate…

http://fr.myeurop.info/2011/11/26/crise-grecque-le-blues-du-correspondant-3937

At least, it describes exactly what I DO NOT want to do ;)

Bravo

November 28, 2011

English version here : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2011/11/28/well-done/

Informations sur le projet à  trouver ici.

Tout arrive très vite : plus qu’une petite semaine avant le départ pour Athènes, et les choses se présentent extrêmement bien. L’opération de financement a été un très grand succès et les préparatifs se déroulent sans soucis, avec même quelques très bonnes surprises. Comme on dit, y’a plus qu’à !

Félicitations à tous pour le financement

L’opération de récolte de fonds par le site de financement solidaire Babeldoor s’est finie hier dimanche 27 Novembre, et le succès a été au delà de ce que j’espérai (mais pas d’inquiétudes, je n’ai pas non plus « trop » d’argent!). Je dois en particulier un grand merci à M. Paul Jorion qui a accepté de relayer mon appel sur son blog, site renommé et bien fréquenté, ce qui a fait littéralement décoller les donations. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite vivement à consulter ce site si vous vous intéressez aux évènements actuels. (http://www.pauljorion.com/blog/)

Le succès de cette opération est une preuve solide qu’il y a beaucoup à espérer d’internet en général et que si les media traditionnels sont en danger, d’autres portes s’ouvrent. Mais rien ne sert de crier victoire trop tôt, le vrai rendez-vous est à prendre dans quelques mois quand il y aura une série documentaire à écouter !

 Petit bilan du financement :

Pour rappel, la cible minimale était de 1300 euros et la cible optimale de 3000 euros.

J’ai eu 1705 euros de donations sur Babeldoor, auxquels il faut ajouter 330 euros envoyés par chèques, soit un total de 2035 euros. Je dois franchement avouer que je n’osais espérer un tel succès, ne sachant même pas si j’allais réussir à collecter le minimum de 1300 euros.

En y ajoutant quelques petites économies personnelles, je n’ai donc pas de soucis à me faire pour travailler à plein temps sur ce projet jusqu’à avril prochain, cinq mois qui seront nécessaires pour essayer d’aller aussi loin que possible dans l’exploration de l’Europe de l’austérité et le décryptage de ses mécanismes.

État des préparatifs

Le départ concret est d’ailleurs pour très bientôt, le 4 décembre pour Athènes, et les préparatifs se déroulent à merveilles. La plus grosse difficulté qui était de trouver des traducteurs est totalement résolue, et le reste n’a pas non plus posé de problèmes.

J’ai pour l’instant une quinzaine de contacts sur place, et quasiment tous les gens avec qui j’ai échangé étaient très motivés pour apporter de l’aide au projet, d’une manière ou d’une autre. Le sentiment général que j’ai des échanges avec ces personnes est que le désarroi sur place est tel que le premier soulagement serait d’en parler et d’encourager toute tentative permettant de témoigner de la situation. Le ton de certains emails était vraiment celui de la dépression au sens psychologique : un désespoir profond, aucune foi en l’avenir, et l’émigration comme seul espoir pour ceux qui le peuvent.

Le séjour à Athènes ne sera donc pas forcément très rose, mais j’espère bien ne pas y louper quelques lueurs d’espoir…

Je vous décrirai donc la situation dans une semaine, en direct depuis Athènes !

À tantôt.

PS : Je suis encore avide de documentation et d’informations sur la situation en Grèce. N’hésitez pas à me faire parvenir tout contenu qui paraîtrait intéressant ! (à l’adresse suivante : hivereuropeen@riseup.net) Une des grandes énigmes reste de savoir comment une décôte de 50% de la dette Grecque ferait passer l’endettement général de 160% à 120% (d’après l’OCDE). Si quelqu’un peut m’éclairer…

Well done

November 28, 2011

Version française ici : https://coulissesdunhiver.wordpress.com/2011/11/28/bravo/

Informations about the project here.

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Everything is coming so fast : just a short week to go before going to Athens, and everything is going on smoothly with the preparation. The fund raising was a big success and a lot of nice supporting messages constantly cheer me up. So, let’s do it !

Congratulations to all of you for achieving the fund raising

The fund raising through the solidarity funding concept of babeldoor.com ended yesterday the 27th of November, and the success was much bigger than I hoped! I have to specially thank Mr. Paul Jorion who accepted to publish my call for help on his renowned website, which helped the fundraising a lot. If you speak a little bit of french, I can only advice you to check this invaluable source of informations about the current events. (http://www.pauljorion.com/blog/)

This success is also a proof that there is a lot to hope from internet, and that when traditional media are maybe endangered, there are also new doors to open and new ways to explore. But no victory claim as long as there isn’t a documentary series to listen to!

Fundraising conclusion

A little reminder : the minimal aim of the fundraising was to get 1300 euros, and the optimal aim was to get 3000 euros.

1705 euros were collected through Babeldoor.com, plus 330 euros that were sent with checks, for a total of 2035 euros collected. I have to admit I hardly hoped to get the required minimal amount of 1300 euros, so the success is total.

Adding a little bit of personal savings, I don’t have to worry and will be able to work full time on this project until next April, five months that are probably necessary to plunge as deep as possible in austerity Europe.

Last checks for Athens

Departure is in just a short week, on the 4th of December to Athens, and the preparation couldn’t go on better. The biggest fear not to find support for translation was overcome thanks to a huge level of solidarity towards the project.

I already have about fifteen contacts there, and almost everyone I communicated with was really enthusiastic about the idea. The average feeling about the situation there seems more to be despair than anger, probably a reason for some people to want to support a project that relates those feelings. Some emails even described the things almost like a psychological depression : a deep despair, no hope in the future, except the one to go abroad for those who can.

The stay in Athens will unlikely be a happy trip, but I hope not to miss some green shots.

More to know next week, and this time live from Athens!

PS : I’m still looking for interesting informations about the situation in Greece. So don’t hesitate to forward me any interesting content! (at this address : europeanwinter@riseup.net)